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Bréal à travers les siècles...

Ethymologie

Le nom de Bréal est attesté depuis le 8ème siècle.

Bréal à la même origine que celui de  Bréal …sous Monfort.

Du point de vue étymologique, Bréal évoque à l’époque gauloise un lieu situé sur une colline (Briga = colline) qui est défrichée  pour former  une clairière (Ialon = clairière)

Au fil du temps le nom du lieu à évolué : Braellum au XIème siècle ; Braello en 1090, Brallo en 1108, Braellum en 1560.

A noter qu’à l’époque gauloise,  Bréal-sous-Montfort (qui s’écrivait Bréal en 1157 puis  Bréial en 1202) et  Bréal, délimitaient une frontière, entre les peuples des Riedonnes (région de Rennes) et ses voisins Cenomans (région Est située vers le Mans) et Coriosolites .

Suite à la régionalisation du territoire Français, Bréal devient officiellement Bréal-Sous-Vitré en 1965.

Une longue histoire…

Axe Ouest-Est
Rennes – Le Mans

Axe Nord-Sud
Avranches-Angers

De l’époque mérovingienne…

Fondé au XIème siècle sur l’emplacement des landes et des bois qui cernent la forêt du Pertre,  le village de Bréal est situé sur un axe stratégique,  aux croisements des anciennes routes Romaines  Rennes-Le Mans et Avranches –Angers,  à la limite Est de la Bretagne.

Pour preuve, on peut encore suivre aujourd’hui un très ancien chemin, depuis le nord-ouest d’Erbrée jusqu’au bourg de Bréal-sous-Vitré, sur une longueur de cinq kilomètres, et qui passe par les Bretonnières.

Après Bréal-sous-Vitré, ce chemin réapparaît suivant la direction de Saint-Pierre-la-Cour. Il est encore visible malgré les nombreuses excavations de récentes carrières qui ont en partie effacé son tracé. Au carrefour de la Croix-Rouge, en Bréal (deux kilomètres plus au sud, et en direction de la Gravelle), se trouve une borne récente indiquant les limites de la Bretagne. Cette borne en aurait elle-même remplacé une autre plus ancienne, placée sur l’ancienne Grande Route Royale de Rennes à Paris. A cet endroit au nom caractéristique de Croix-Rouge, la voie croisait la voie 2-C, connue sous le nom de Chemin de Cocaigne, et conduisant vers la Gascogne.  Plus loin, vers l’est, la voie de Rennes au Mans se continue en direction de la ville de Laval.

A la période médiévale…

L’église Romane du XIème Notre dame de l’Assomption constitue  « le cœur historique » de notre commune. Elle succède vraisemblablement à un édifice plus ancien, «la capella de Breallo»  qui serait en rapport avec une nécropole Mérovingienne, découverte lors des fouilles entreprises  en  2003.

En lien avec la proche forêt du Pertre, « les landes de Bréal » constituent une zone tampon entre les seigneuries de Laval et de Vitré. Construite sur cet axe stratégique, la chapelle aurait été donné par Guy II (1080-1110) de Laval  à Rainaud surnommé « Papillon » , qui en fit don, à la puissante abbaye Saint Serge d’Angers. Les moines d’Angers s’installèrent pour développer le village. Un nouveau cimetière fut  alors créé qui fut utilisé jusqu’au début du XVIIème siècle avant d’être abandonné pour s’installer définitivement autour de l’église actuelle.

Fouilles archéologiques effectuées en 2003 par l’INRAP (institut national des recherches archéologiques préventives).
176 squelettes ont été exhumés datant du VIème siècle au XVIIème

En passant par la Révolution Française…

21 août 1764

2 cloches (fabriquées non loin de l’église, dans des moules en terre)  sont baptisées Renée et Georgette du nom de leur marraine respective.

26 mai 1777

On déposa solennellement dans cette église des reliques des martyrs SS. Valens, Justin, Purpurat, Vénérand, Victorin et Théophile, apportées de Rome.

Février 1796

2éme période de la Chouannerie (1795-1796) :   Embuscade et victoire des Chouans de Toussaint du Breil de Pontbriand contre les républicains menés par Jacques Blondiau, dit Laval, capitaine d’ Argentré.

Marie de Rabutin-Chantal, baronne de Sévigné, dite la marquise de Sévigné (1626 – 1696) :
L’église de Bréal abrite en son sein, une loge particulière, spécialement aménagée pour permettre à la Marquise de suivre les  offices religieux en toute discrétion…

Jusqu’à l’époque contemporaine…

Bréal de 1823 :
Le cadastre indique  un hameau où l’on trouve encore distinctes les zones habitées (situées à l’ouest) de celles de l’église et du cimetière historiquement localisées au Sud Est.

De Bréal 2011 aux prochaines décennies

Bréal-sous-Vitré développera à l’avenir  de nouveaux lotissements à l’ouest du « Cœur historique » de la Commune.

 

Quelles perspectives de développement de l’espace urbain pour les siècles à venir ?

Bréal rejoindra t’elle Vitré au  sein d’une vaste agglomération ou conservera t’elle son caractère de commune campagnarde ?

 Aux générations futures  d’en décider. Nous pouvons formuler les vœux qu’ils puissent conserver le caractère et l’identité propre au village… tout en se projetant vers l’avenir. C’est au maire et au conseil municipal de penser au  développement  de la commune et au bien être de ces administrés, à moyen et long terme,  tout en préservant et transmettant l’expérience du passé. Leurs rôles et leurs missions évolueront très probablement à l’avenir du fait de l’intercommunalité…

 

« Nous n’héritons pas la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants. » 

 Antoine de Saint Exupéry